Dans ce billet, je vais t’expliquer pourquoi je considère que de compter ses calories n’est pas du tout pertinent, mais aussi de calculer ses macronutriments (lipides, protéines, glucides), ses portions, ses «points» (ex : Weight Watchers), etc.

Notre corps, la machine

On dit souvent que le corps est une magnifique machine, mais on est loin de s’imaginer qu’il y a un tas de facteurs qui puissent influencer nos besoins en énergie de jour en jour. Dans cette optique, calculer d’avance ses besoins n’est pas du tout pertinent. La journée où tu seras plus actif, ton corps se mettra en mode «survie» pour passer la journée en puisant dans tes réserves. Et non, le corps n’utilise pas d’emblée les réserves de gras, contrairement à la croyance populaire. Ici on parle de détruire les muscles pour transformer le tout en énergie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les diètes semblent fonctionner à première vue : une perte de poids rapide dû à un déficit calorique… attribuable principalement à la fonte de muscle (un muscle est plus lourd que du gras) et l’eau utilisée pour transformer le tout en énergie.

Toujours avoir faim

Puis, concernant la journée où tu seras plus tranquille, tu risques de manger davantage que tes réels besoins simplement parce qu’il te reste X nombre de calories à consommer. Résultat? Ton corps fera des réserves… sans parler de l’inconfort de manger lorsque l’on n’a pas faim. D’ailleurs, que tu manges «trop» de lipides, glucides ou de protéines, ces trois macronutriments peuvent être transformés et stockés si le corps n’en a pas besoin.

Effets physiologiques et psychologiques

Sur le plan physiologique, il peut y avoir des conséquences non négligeables à ces méthodes de «contrôle de l’alimentation». Ces manques d’énergie à plus ou moins long terme peuvent t’amener des maux de tête, des irrégularités dans les menstruations, de la fatigue, une peau sèche ou encore une perte de cheveux.

Sur le plan psychologique, il y aura aussi des impacts à compter sa nourriture, peu importe la manière. Ça peut créer un stress et nous rendre plus vulnérable à ses effets c.a.d. au sentiment d’échec et d’une diminution de l’estime de soi. Ça deviendra plus difficile de contrôler son alimentation dans les soirées familiales ou encore au restaurant avec des amis, l’anxiété sociale peut s’installer. Cette impression de contrôle détruit notre confiance en nous à la moindre «règle» transgressée, qu’elle le soit vraiment ou non. Compter nos calories, nos macronutriments, nos portions… c’est une porte d’entrée vers une relation malsaine avec la nourriture et même vers un trouble de comportement alimentaire.

Verdict

Vaut mieux réapprendre à se fier à notre sentiment de faim et de satiété pour connaître les vrais besoins de son corps, en priorisant une variété d’aliments plutôt que d’en éliminer. Malheureusement, ces méthodes de calculer ce que l’on mange perturbent justement nos habiletés à détecter notre faim. Si c’est ton cas, sache que je peux t’aider dans ce processus, n’hésite pas à me contacter pour que nous puissions travailler ensemble, c’est mon expertise!

Références :

Tribole E, Resch E. Intuitive eating: A revolutionary program that Works (3rd ed.). New York: St. Martin’s Press; 2012

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